Resto de paris

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Le Dauphin (11e) : le chef Inaki Aizpitarte a du talent… et le sens de la com’

Aux cuisines, une star de la bistronomie : Inaki Aizpitarte. A la déco, une star de l’architecture : Rem Koolhaas. N’en jetez plus, le Dauphin est le roi du name-dropping. Dans les faits, ce bistrot du 11e arrondissement est une bonne adresse, mais de là à en faire LE resto incontournable de Paris, il y a un pas… que je ne franchirai pas.

2014 - le dauphin

Ai-je été victime de l’éffet Titanic ? A force d’en avoir entendu parler en terme dithyrambiques, notamment via Le Fooding qui en a fait l’un de ses chouchous, j’en attendais beaucoup du Dauphin. Peut-être trop.

Le chef Inaki Aizpitarte, qui a l’immense mérite d’avoir popularisé la bistronomie à Paris avec le Chateaubriand, a une fois de plus fait fort en terme de com’ tant les critiques au sujet du Dauphin ont été, et sont toujours nombreuses. Et reconnaissantes de son talent. Avec en bonus un exploit notable : avoir été sacré par Le Fooding avant même l’ouverture du resto fin 2010 ! Joli coup marketing.

Cela dit, j’ai donc enfin testé le Dauphin : c’est un bon restaurant de quartier, très bon même, mais de là à traverser tout Paris pour y dîner… non.

L’assiette est joliment faite, fidèle à l’esprit bistronomique :

– une carte resserrée autour de quelques produits de saison,
– des produits présentés dans leur plus simple mais plus bel appareil,
– des portions slim-fast qui permettent de s’offrir le grand chelem entrée-plat-dessert sans problème,
– des serveurs sympas au look branché,
– une addition sans flamme qui tourne à 25 euros au déj / 40 euros au dîner.

Le Dauphin coche toutes les cases avec mention. Si vous êtes du côté d’Oberkampf / Parmentier, réservez sans sourciller.

Mais de là à ce qu’il mérite la traversée de Panam’, il manque une touche d’émotion dans l’assiette qui aille au-delà de l’étalage de beaux produits. Il manque un peu de chaleur dans le cadre, dont le marbre omniprésent donne au resto une majestuosité inattendue mais froide comme un iceberg groenlandais. Heureusement la gouaille et la belle gueule des serveurs / serveuses réchauffe l’humeur.

2014 - le dauphin1

Cela dit, Prune-ma-partenaire-de-resto me souffle à l’oreillette que le soir, le Dauphin est plus relevé avec des tapas bistronomiques à partager (délicieuses, ajoute Prune, mais qui ne valent pas non plus la traversée de Paris).

A défaut de traverser Paris, voilà ce qui peut vous régaler si vous êtes du côté de Parmentier. Pétoncles et beurre d’herbe…

le dauphin entree 1

Limande sole à la grenobloise en (unique) plat du jour

limande du restaurant le dauphin

le dauphin sole limande

le dauphin chou

 Fraises, rhubarbe et sa surprenante glace ribot.

le dauphin fraises

le dauphin paris fraises

 

Bon à savoir : menu déjeuner à 23 ou 27 euros. Le soir, tapas à 5-15 euros => comptez 40/50 euros par tête. Ouvert midi et soir du mardi au vendredi, le samedi seulement le soir (fermé dimanche et lundi).

Le Dauphin
131 avenue Parmentier, 75011 Paris
Métro Goncourt
01.55.28.78.88
restaurantledauphin.net

Mes bistronomiques favoris : Le Garde Temps (9e), Braisenville (9e), L’Office (9e), Pollop (2e), Le BAT (9e)

Bons restos dans le quartier : Soya (bio veggie), Tien Hiang (chinois végétarien pas cher), Les P’tites Indécises (bistrot avec grande terrasse)

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Alors moi, je veux dire :
 
 
Posté par Aude le 06 nov 2014 dans les catégories 11e arrondissement, de 15€ à 30 €, de 30€ à 60 €, En groupe