Billet rédigé par Mr Q
Dans le 13ème arrondissement, à deux pas du boulevard Blanqui, voici l’auberge Etchegorry, un restaurant Basque. Machine à voyager dans le passé, nous sommes ici en plein milieu du XXe siècle, le président s’appelle René Coty, et le maître des lieux porte une cravate surmontée d’une moustache. Le temps s’est arrêté en 1954, je suis chez vos grands-parents.

C’est comme chez pépé et mémé
La déco est dans son jus, une toile à motif fleuri brunâtre pousse sur les murs. Elle a même contaminé le plafond. Casseroles en cuivre et vaisselle en étain complètent ce tableau. Chaises en paille tressée, nappes en tissu, armée de couverts et bougie au centre : l’espace d’un instant, je suis chez Mamie un dimanche pluvieux dans un village de la banlieue de Pau (j’adore Pau, jolie ville hein).
Mémé, elle n’a plus toute sa tête
Vendredi soir, le restaurant est plein et les serveuses sont un peu débordées. 30 minutes pour passer commande, dont une partie sera oubliée… sauf sur l’addition. Aïe, le boss remet à leur place les jeunes serveuses. Problème : il le fait en salle. C’est un peu comme assister à la gueulante d’un patriarche dans sa belle-famille, on est de suite super à l’aise…
On mange quand même très bien chez mémé
L’assiette, elle, se défend très bien, cuisine d’inspiration basque avec des accents de bistrot. Les 3 menus complets à 27, 34 et 55 euros. Entrée délicieuse avec une pipérade, un plat traditionnel de la région à base de piment et tomate…
…suivie d’une archi classique entrecôte béarnaise : belle présentation, cuisson respectée.
Je m’achève avec une sélection de fromages basques relevée d’une confiture de cerise, alors qu’une copine se régale d’un gâteau basque. C’est bon ici, rien à redire.
Les petits plus sont nombreux : en apéro une terrine et du pain, au café des mignardises au chocolat poivré, rares pour cette catégorie de prix.
Au revoir pépé et mémé, promis on reviendra bientôt
Pourquoi y aller ? C’est un musée de la restauration traditionnelle, c’est tendrement amusant, en dehors d’un service à la ramasse. Si l’atmosphère chez pépé-mémé ne vous rebute pas, allez-y, l’assiette est correcte et les prix dans la bonne moyenne. A réserver aux nostalgiques d’une certaine époque.
L’Auberge Etchegorry – Hôtel Le Vert Galant
41 rue de Croulebarbe, 75013 Paris (situer sur la carte)
01.44.08.83.51
site web
Restaurant de cuisine régionale : La Main d’Or (corse), Le Petit Morbihan (crêperie bretonne), Le Plomb du Cantal (auvergnat), Les Aprioris (Languedoc-Roussillon), Le Bistro Marbeuf (lyonnais)
Restaurant sympa dans le quartier : L’Alouette (bistrot), Les Cailloux (italien), Le Temps des Cerises (traditionnel)

Commentaires(3 Responses)
C’est aussi pas mal pour les repas de groupe, quand on est en bande avec des gens dotés d’un solide appétit et pour qui être in passe au second plan. Il y a pas mal de petites salles, plus ou moins privatisables et donc ça peut être pas mal pour y aller à une dizaine.
Alors c’est sûr que c’est pas aussi branchouille que, par exemple, le J’Go (lieu refuge des groupes de néo-bourrins sans imagination), mais on y mange plutôt mieux pour pas plus cher.
@ mixlamalice : on mange bien, ok. Ce n’est pas hors de prix, ok. Mais quel service ! Si c’est moi qui avais rédigé le billet, j’aurais été beaucoup plus dure que Mr Q, parce que ça gâche un peu le repas…
Je n’avais pas eu de problèmes particuliers les 2-3 fois où j’y suis allé, il me semble même que, la deuxième fois, le groupe de jeunes un peu bourrin que nous étions avait été géré de façon assez pro. C’était il y a quelques années déjà, je dois dire.
Par contre, je me souviens encore du cou d’oie farci au boudin noir.
Ecrire un truc magnifique