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Archive pour le'+ de 60€' catégorie

Le Relais Plaza, le luxe à prix d’ami (ou presque)

Quand tout est parfait, je suis presque tentée de me contenter d’une phrase : allez-y ! Mais je ne vais pas faire ma flemmarde et vais quand même aligner plus de trois mots pour vous convaincre, si ce n’est déjà fait, d’aller au Relais Plaza, le bistrot chic du Plaza Athénée.

Le contexte : singulier. J’y suis allée Read more…

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Secret Square, le strip tease chic

Je sens que je vais faire des envieux… Et il y a de quoi. J’ai passé une soirée entourée de sublimes créatures se déshabillant dans une ambiance chic et intime. Et histoire de vous mettre dans le jus, le Secret Square, ex String Fellow, propose un menu aphrodisiaque. Une excellente surprise.

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La Closerie des Lilas, ou la gastronomie littéraire

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Faut-il encore présenter la Closerie des Lilas, rendez-vous mythique des artistes et intellectuels ? J’ai fini par faire mon baptême du feu dans ce lieu hautement symbolique, boulevard du Montparnasse. Un restaurant où il fait bon aller avec…

Un écrivain, parce qu’il se sentira chez lui et se sentira revivre la grande époque où Sartre, Breton ou Aragon refaisaient le monde autour d’un bon verre de vin.

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L’Arpège d’Alain Passard, exceptionnel

(English version below)

Il y a des premières fois qu’on n’oublie pas : premier baiser, premier amour, premier appart’. A cette liste, j’ajouterai premier Trois Etoiles Michelin. Car ça y est, j’y suis passée. C’était à l’Arpège, chez Alain Passard. Un restaurant exceptionnel de l’assiette… à l’addition. C’est là que le bât blesse (c’est bien connu, les premières expériences ne sont pas forcément les meilleures).

Voilà plus d’un mois que j’y suis allée, et plus d’un mois que je cogite : comment partager par écrans interposés des sensations indescriptibles par les mots, un plaisir que seul le sourire jouissif peut exprimer ? Et surtout, trouver réponse à la question qui constitue l’essence de ce blog : vous conseillerais-je d’aller à l’Arpège ?

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Le boeuf Hereford, la viande 4 étoiles

“Bonjour Aude, ça vous dit de goûter le boeuf Hereford ? Ce sera à l’occasion d’un déjeuner dans un château, près de Lyon.” Lyon ? Mais je ne fais que des restos à Paris… Après tout, avec le TGV, c’est un peu la grande banlieue de Paris. Alors banco.

Dans les cuisines de Matthieu Fontaine, au château de Bagnols

Boeuf 4 étoiles. Cap sur le château de Bagnols, un magnifique château du 13e siècle rénové en hôtel de luxe. C’est dans ce cadre somptueux que nous allons goûter le fameux boeuf de Hereford, une pièce rare qu’on ne trouve que dans quelques restaurants. Il s’agit d’un boeuf irlandais qui a une vie de pacha, nourri exclusivement à l’herbe et en pâturage toute l’année, avec des conditions d’abattage très strictes. Résultat : zéro stress et une viande de qualité constante.

Boeuf dans l’assiette. Après la théorie, place à la pratique. Et une petite déception. Le déjeuner concocté par Matthieu Fontaine se révèle très gras. Le chef étoilé du château de Bagnols a la main lourde sur le beurre, de l’entrée au dessert. Et puis, pourquoi présenter la viande en sauce ? Ce boeuf est effectivement excellent, à la fois ferme et tendre, mais pas présenté à sa juste valeur, un peu comme un rôti. Pour découvrir une telle viande, j’aurais préféré plus de simplicité dans la préparation.

Boeuf parisien. A défaut de découvertes gastronomiques, j’ai pu revoir Chrisos, Oanèse et Mr Lung avec qui on a bien ri, et faire de belles rencontres, comme Jacques Cagna, chef du restaurant éponyme et de la Rôtisserie d’en Face à Paris, et surtout de Gilles Ajuelos, chef de la Bastide Odéon et de la Marlotte, également à Paris.

Voilà qui tombe à pic pour prendre ma revanche sur le boeuf Hereford qui m’a convaincue mais que j’aimerais goûter autrement préparé. J’ai déjà réservé ma table à la Bastide Odéon. Résultat des courses très bientôt…

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Benkay, l’élégance japonaise à Paris

Benkay, c’est LE restaurant japonais de Paris. Situé tout en haut de l’échelle du raffinement nippon, ce Benkay est à réserver pour les grands soirs, tout en élégance et discrétion, à l‘image du Japon. Un petit conseil avant d’y aller : vérifiez que votre compte est bien garni !
Benkay, le restaurant japonais de l’hôtel Novotel

Tokyo Hotel. Vous aurez plus de chance d’y croiser Jacques Chirac, qui y a ses habitudes, que Bill Kraulitz et ses gentils amis. Mais je pense que vous y survivrez… Alors direction l’hôtel Novotel, 4e étage. Ascenceur, ouverture des portes : bienvenue dans l’élégance japonaise. Eclairage tamisé, petites bougies sur les tables, serveuses en tenue traditionnelle discrètes et attentionnées… Il n’y a plus qu’à se laisser divaguer en contemplant les péniches sur la Seine, et la Maison de la Radio. Le cadre et la vue, voilà les 2 points forts du Benkay.

Lost in translation. Do you Washoku ou Teppan yaki ? Au Benkay, vous avez 2 options. Ca tombe bien, j’ai testé les 2 (j’y suis déjà allée 4 fois, veinarde que je suis…). J’ai un faible pour le Teppan yaki, la cuisine sur plaque chauffante. L’expérience est très marrante. Vous êtes assis face au chef qui cuisine rien que pour vous. Si ça, ce n’est pas du luxe ! Voilà ce que ça donne :

Plus classique, le Benkay version Washoku, c’est-à-dire la gastronomie japonaise traditionnelle, autour d’une table. Et c’est ce que nous avons fait la semaine dernière.

Lost in paradise. Au choix, 4 menus en 6 ou 7 services pour découvrir toutes les saveurs du Japon. J’ai pris le menu sushi en 6 étapes. Je garde un souvenir ému du flan salé au champignon et foie gras poêlé. Cette confrontation originale oppose la finesse du flan, fragile et gracile, à la puissance du foie gras. Une petite merveille sur la planète du goût.
S’en suit une liche grillée au sel, un poisson ferme qui se rapproche du thon, qui s’impose au palais comme une évidence.
Les sushis sont bons, mais sans surprise. Quant au dessert, un cake glacé et ses fruits frais, il incarne la simplicité du geste parfaitement maîtrisé.

Des prix sumo. La gastronomie japonaise est chère, on le sait. Alors quand c’est au Benkay, c’est… très cher. Les menus sont entre 95 et 115 €. Mieux vaut avoir de gentils Mécènes à portée de main pour se faire inviter… Merci à tous les 2 ! Sinon, saisissez une occasion particulière pour y aller car l’expérience en vaut vraiment la peine.

Réservation indispensable pour le Teppan yaki. Pour le Washoku, mieux vaut réserver pour avoir une table près de la baie vitrée.

Benkay – Novotel Paris Tour Eiffel
61 quai de Grenelle, 75015 Paris (situer sur la carte)
01.40.58.21.26

Restaurant gastronomique japonais : Meiji (Champs-Elysées)
Sushi bar à Paris : Toritcho (Montparnasse), Sanki (Boulogne)

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Le Dali

Une décoration signée Philippe Starck, une carte mijotée par un chef étoilé, le tout dans l’un des plus beaux palaces de Paris… Sur le papier, le Dali a de quoi faire rêver. Mais le restaurant de l’hôtel Meurice m’a laissé mi-figue mi-raisin.

Le restaurant Dali de l’hôtel Meurice décoré par Philippe Starck

Design vs. Classique
Le peintre aussi fou que génial avait ses habitudes au Meurice. D’où le nom du restaurant. La décoration a été imaginée par Philippe Starck. Un designer moderne dans un décor classique, le défi était de taille. L’ensemble oscille entre kitsch et luxe. Ni tout à fait Starck, ni tout à fait Meurice. Une déco tiraillée entre l’avant-gardisme de l’un et le passé de l’autre. Au final, l’ensemble manque d’une ligne forte pour marquer les (mon) esprits.

100 % vs. Sans
La carte joue aussi sur les contrastes. A ma gauche, la colonne «sans». A ma droite, «100 %». Ou comment réconcilier ceux qui surveillent leur ligne et les gourmets sans complexe.

Théorie vs. Pratique
La carte se veut sans demi-mesure, mais la théorie peine à s’appliquer. Nous étions 5. Chacun a été déçu par un des plats. Vu les prix, ça ne passe pas.
L’intitulé de mon entrée est à la hauteur du résultat : 100 % plaisir pour ces ravioles de langoustine d’une finesse exquise. En revanche, le sans pâtes, rouget à la plancha et tagliatelle de légumes au wok, manque de cachet.
La bonne surprise vient du sans chef, hamburger et frites maison. Mr Q s’est offert un McDo de luxe ! Un excellent steak lové entre deux tranches de pain croustillantes et légères : 100 % plaisir, assurément.

Sans Chef : l’excellent hamburger maison du Meurice (35 €)

Salé vs. Sucré
Sans alcool, le baba, mais pas sans goût. Imbibé d’orange et d’épices comme la cannelle et le clou de girofle, ce baba est plein de subtilités. Mais il a fait débat puisque mon mécène préféré n’a pas été emballé par ce même dessert. Seule la touche finale a fait l’unanimité : les délicieux caramels au beurre salé servis avec le café !

Sans alcool et donc sans rhum, le baba est pourtant délicieux (12 €)

Bon à savoir : Comptez 80 € le dîner hors boisson.

Dali
Hôtel Meurice
228 rue de Rivoli, 75001 Paris (voir Resto-Map)
01.44.58.10.44

Autres restaurants chics : Gaya, Le Bar de l’hôtel Raphaël, La Véranda du Trianon Palace.

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Gaya Rive Gauche

Dans son annexe du 7e, Pierre Gagnaire s’amuse autour du poisson. Les associations de goût se révèlent surprenantes pour le meilleur, et le moins bien. On apprécie la prise de risque et l’originalité des saveurs.

La salle de l’étage à l’ambiance intime et au service impeccable

Le Gaya conjugue le goût à tous les modes. A commencer par la décoration, épurée, élégante, apaisante. La salle à l’étage où nous sommes installés est petite, intime. Le service est prévenant, attentionné.

Pendant que mes papilles se mettent en éveil avec de délicieux amuse-gueule, je rêve devant la carte qui propose des associations bien audacieuses. Parce que nos appétits ne sont pas féroces, nous ne commandons pas d’entrée. «Même à partager ?», suggère le serveur. Je résiste à tout, sauf à la tentation.

De l’invention dans l’assiette

Je commence donc par un Tartare « terre et mer » avec pop corn soup. A partager, mais avec élégance. Le tartare est divisé puis servi dans 2 petites assiettes. Le bœuf et le hareng forment un couple puissant et harmonieux, adouci par un velouté légèrement sucré. C’est fin, fondant, exquis.

Le délicieux tartare « terre et mer » marie bœuf et hareng

Je poursuis avec les Saint Jacques avec foie gras et champignons de Paris. Pierre Gagnaire prend des risques. On ne gagne pas à tous les coups. Ici, les éléments s’entretuent. La sauce au mirine avec carottes et topinambour écrase le foie gras qui lui-même assomme les Saint Jacques. Au milieu de cet assassinat collectif, on ne sent plus grand chose.

Mais monsieur Gagnaire sait aussi nous envoyer au 7e ciel, avec la Marinière de moules au raddichio accompagnée de poulpe à la plaque. Onctueux et subtil. Quand la cuisine devient un art.

Sorbets de chocolat, orange et basilic : mariage heureux

Pour le dessert, je file sur les 3 sorbets selon le marché, guimauve à l’eau de rose et meringuage à l’italienne. Suivant les conseils du serveur, je choisis chocolat, orange et basilic. Ce trio se révèle aussi raffiné qu’original. A l’image du Gaya.

Entrées et plats autour de 40 €, dessert 15 €. Fermé le dimanche.

Mr Lung, un grand merci pour l’adresse.

Gaya Rive Gauche
44 rue du Bac, 75007 Paris (voir carte des restos)
01. 45.44.73.73

Autres restaurants chics : Le Bar de l’hôtel Raphaël, Le Dali de l’hôtel Meurice, La Véranda du Trianon Palace.
Restaurant de poisson : La Marée de Versailles (à Versailles)

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