J’espère que vous avez votre passeport car vous en aurez besoin pour pénétrer dans l’univers de Bizan, un restaurant qui vous emmène au Japon, le vrai, l’authentique. J’espère aussi que vous avez prévu un budget, car vous connaissez l’adage : ce qui est rare est cher.
Où ? Rue Sainte Anne, l’antre des restaurants japonais pas chers, royaume des ramen et bento avalés en 15 minutes chrono. Au milieu des cantines low cost où un joyeux bordel est de mise, Bizan fait figure de maître zen, sobre, chic et discret. Surveillez bien l’adresse, 56 rue Sainte Anne, sinon vous passerez devant sans même y faire attention.
Quelle table ? Au comptoir bien sûr. Si vous venez en groupe (plus de 4), à l’étage, à l’élégance simple et épurée. Japonaise donc.
Avec qui ? Bizan est du genre pointu, réservé à un public ayant une petite expérience en gastronomie japonaise. Sinon, faute de comparaisons, je pense que vous n’apprécierez pas toutes les subtilités du menu. Et les 95 euros seront amers à digérer. Si vos sushis préférés sont ceux du chinois du coin, faites-vous le cuir à Toritcho (Montparnasse) ou Sanki (porte de Saint Cloud) ; montez en puissance à Yanasé (15e) ou Shiki (Porte de Saint Cloud) pour découvrir la gastronomie « hors sushi » et terminez en beauté à Bizan : vous profiterez pleinement du moment
Bizan est aussi du genre pointu en ce qui concerne les saké. Si vous êtes au smic, devenez ami avec un riche (et gentil) pour qu’il vous offre le menu dégustation option saké : à chaque plat son verre. Et là, je peux vous dire qu’on est loin du saké à femme nue au fond du verre. Ce saké-là est un breuvage d’exception à Paris, qui n’a rien à envier aux plus beaux vins français. Mais attention, l’addition peut doubler. Et si vous n’avez pas anticipé, ça fait mal.
Si vous êtes enceinte, dépressif, ex-alcoolique, une solution : une boisson aux baies de Goji et thé vert. C’est frais, c’est sain et c’est bon. Une vraie cure détox avant l’été.
Et sinon on mange quoi ? Le poids des mots ne vaut pas le choc des photos. Je vous laisse saliver.
Soupe de carotte aussi douce qu’onctueuse…
3 bouchées aussi jolies qu’originales : praliné aux vinaigres de coquillage, boeuf du japon surmonté d’un poivron rouge et terrine de foie façon japonaise.
Les sashimis sont magnifiques, entre une saint jacques ultra dodue, du thon gras fondant… Suivent des assortiments de tempuras crevettes, crabe mou ou aubergine. Et des sushis au thon gras mi-cuit, saumon, bar… Souriez et profitez.
Le plat « surprise » est ravissant mais le chef avait mis la barre haut en nous faisant découvrir des saveurs étonnantes. La souris d’agneau grillé, on connaît. Et celle-là n’a rien d’exceptionnel.
Mais il se rattrape avec le dessert, une poire et un gâteau au chocolat exquis.
95 euros, c’est pas un peu cher ? Bizan propose des produits qu’on trouve rarement à Paris. Et la rareté, comme la qualité, vous le savez aussi bien que moi : ça se paie. Bizan se situe dans la même catégorie que Benkay, le restaurant japonais de l’hôtel Novotel. Benkay a en plus la vue sur la Seine et la Maison de la Radio, mais Benkay est aussi plus cher. 1 partout.
A choisir entre les deux : pour fêter un événement particulier, Benkay pour le cadre. Pour un dîner gastronomique, Bizan est plus pointu.
Bon à savoir : Ouvert du lundi au vendredi de 12h à 14h et de 19h à 22h. Menus le soir à 65 et 95 euros. Menu déjeuner à 38 et 42 euros.
Bizan
56 rue Sainte Anne, 75002 Paris
Métro Pyramides
01.42.96.67.76
site internet
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Restaurant japonais gastronomique à Paris : Benkay (Beaugrenelle), Meiji (Champs Elysées), Yanasé (15e), Shiki (Porte de Saint Cloud)
Bon sushi bar : Sanki (Boulogne), Toritcho (Montparnasse), Aichi (Bourse)








