Le W est l’hôtel fashion du moment, avec du bling qui clignote dans tous les sens. En cuisine, il fallait forcément un nom qui claque : Sergi Arola. Le chef espagnol doublement étoilé propose des tapas chics et choc pour une addition qui l’est tout autant.
Le style. Chez Arola, faites-vous plaisir. C’est l’occasion de s’amuser et de ressortir ces boutons de manchettes que vous n’osez jamais mettre ou cette robe beaucoup trop courte pour être portée décemment dans la rue. Ici, vous serez comme un poisson dans l’eau, raccord avec le décor branché et la faune hyper stylée du lieu. L’ensemble est clinquant mais pas vulgaire pour autant : c’est du tape-à-l’oeil chic. Alors soyez à la hauteur, ce n’est plus si souvent qu’on peut sortir le grand jeu.
Le service. Serveuses et hôtesses hyper sexy, serveurs à la hauteur. Les mauvaises langues s’attendraient à ce qu’ils soient odieux. Mauvaise pioche. Tout ce beau monde est bienveillant, patient et de bons conseils. Un casting réussi dans le fond et la forme, c’est assez rare pour être souligné.
Les tapas. Que dis-je ! Au W on ne parle pas de « tapas », bien trop banal, mais de « pica pica ». Selon les mots d’Arola : « une déclinaison de petites portions créatives« . Ouais bon, soyons simples : ce sont des tapas. Mais des tapas de luxe, revues et corrigées à la mode Arola, donc des produits hyper travaillés, avec autant de style que de finesse. C’est un festival pour les yeux autant que pour le palais, entre les tempuras d’asperges, le puissant boeuf séché au foie gras ou l’ultra fondant carpaccio de cèpes. Mention spéciale aux patatas bravas (en haut à gauche sur la photo ci-dessous), des petites bombes caloriques qui explosent en bouche.
Les desserts. Les deux fois où je suis allée chez Arola, ils m’ont beaucoup moins marquée que les tapas salés. La « sphère mojito, granité à la menthe » (photo du centre) est certes jolie mais se mange aussi vite qu’elle s’oublie. Toutefois mention spéciale à la crème catalane, un classique qui peut être casse-gueule si mal exécuté. Sauf qu’ici, bien sûr, on ne s’attend à rien d’autre qu’un happy end hollywoodien.
L‘humeur. L’avantage des tapas, c’est qu’elles imposent de fait la convivialité. Combinez W + Arola + tapas et vous obtenez le bon mix pour un dîner bling et chaleureux à la fois (ce qui n’était pas gagné d’avance). Arola est une très bonne option pour un déjeuner/dîner pro ou les repas de famille qui s’annonce longs et (parfois) fastidieux. Bon plan aussi pour les groupes : le restaurant est grand, vous pouvez en privatiser une partie.
Le prix. 60 euros par tête, hors vin. 50 euros, c’était parfait. Arola, c’est super bon mais cher. Ou cher… mais super bon. Tout dépend dans quel sens vous préférez le voir.
Bon à savoir : Ouvert tous les jours (même le dimanche) de 12h à 15h puis de 19h à 23h
Ils ont aimé : Emmanuel Rubin du Figaroscope, Corentin Orsini de Restaurantsaparis.com
Ils n’ont pas aimé : François-Régis Gaudry de L’Express
Hôtel W – Restaurant Arola
4 rue Meyerbeer, 75009 Paris
Métro Opéra
01.77.48.94.94
restaurant-arola.fr
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Mise à jour du 17/09 : j’ai corrigé le montant de l’addition (60 euros et non plus 70). Suite au commentaire de Corentin, j’ai revérifié la note (que je photographie toujours). Or les 70 euros incluaient les apéros et les cafés. Je les ai donc soustraits pour qu’il n’y ait que les plats, ce qui donne un prix bien plus raisonnable




