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blog indépendant sur les restaurants

Archive pour février, 2010

L’Auberge Etchegorry, le pays basque de mémé

Billet rédigé par Mr Q

Dans le 13ème arrondissement, à deux pas du boulevard Blanqui, voici l’auberge Etchegorry, un restaurant Basque. Machine à voyager dans le passé, nous sommes ici en plein milieu du XXe siècle, le président s’appelle René Coty, et le maître des lieux porte une cravate surmontée d’une moustache. Le temps s’est arrêté en 1954, je suis chez vos grands-parents.

auberge etchegorry (photo Aude Baron)

C’est comme chez pépé et mémé

La déco est dans son jus, une toile à motif fleuri brunâtre pousse sur les murs. Elle a même contaminé le plafond. Casseroles en cuivre et vaisselle en étain complètent ce tableau. Chaises en paille tressée, nappes en tissu, armée de couverts et bougie au centre : l’espace d’un instant, je suis chez Mamie un dimanche pluvieux dans un village de la banlieue de Pau (j’adore Pau, jolie ville hein).

Mémé, elle n’a plus toute sa tête

Vendredi soir, le restaurant est plein et les serveuses sont un peu débordées. 30 minutes pour passer commande, dont une partie sera oubliée… sauf sur l’addition. Aïe, le boss remet à leur place les jeunes serveuses. Problème : il le fait en salle. C’est un peu comme assister à la gueulante d’un patriarche dans sa belle-famille, on est de suite super à l’aise…

On mange quand même très bien chez mémé

L’assiette, elle, se défend très bien, cuisine d’inspiration basque avec des accents de bistrot. Les 3 menus complets à 27, 34 et 55 euros. Entrée délicieuse avec une pipérade, un plat traditionnel de la région à base de piment et tomate…

auberge etchegorry (photo Aude Baron)

…suivie d’une archi classique entrecôte béarnaise : belle présentation, cuisson respectée.

auberge etchegorry (photo Aude Baron)

Je m’achève avec une sélection de fromages basques relevée d’une confiture de cerise, alors qu’une copine se régale d’un gâteau basque. C’est bon ici, rien à redire.

auberge etchegorry (photo Aude Baron)

Les petits plus sont nombreux : en apéro une terrine et du pain, au café des mignardises au chocolat poivré, rares pour cette catégorie de prix.

Au revoir pépé et mémé, promis on reviendra bientôt

Pourquoi y aller ? C’est un musée de la restauration traditionnelle, c’est tendrement amusant, en dehors d’un service à la ramasse. Si l’atmosphère chez pépé-mémé ne vous rebute pas, allez-y, l’assiette est correcte et les prix dans la bonne moyenne. A réserver aux nostalgiques d’une certaine époque.

L’Auberge Etchegorry – Hôtel Le Vert Galant
41 rue de Croulebarbe, 75013 Paris (situer sur la carte)
01.44.08.83.51
site web

Restaurant de cuisine régionale : La Main d’Or (corse), Le Petit Morbihan (crêperie bretonne), Le Plomb du Cantal (auvergnat), Les Aprioris (Languedoc-Roussillon), Le Bistro Marbeuf (lyonnais)

Restaurant sympa dans le quartier : L’Alouette (bistrot), Les Cailloux (italien), Le Temps des Cerises (traditionnel)

Posté parMr Q dans 13e arrondissement, Bistrot, Traditionnel, de 15€ à 30 €, de 30€ à 60 € et àCommentaires (3)

Yanase, comme à Tokyo

Les fidèles du blog savent combien je suis attachée à la gastronomie nippone. Alors quand je découvre un restaurant japonais qui transporte à Tokyo, que dire ? Pas grand chose, si ce n’est se taire, savourer, sourire, et vous dire de courir à Yanase, dans le 15e.

yanase

L’accueil : délicieux. C’est-à-dire à la japonaise. Le patron est remarquablement accueillant. Les serveuses sont telles des petites souris qui font tout pour nous satisfaire. Asseyez-vous, et laissez vous aller.

Le cadre : zen. Foi de touriste au Japon, c’est pareil qu’à Tokyo. Murs blanc cassé, décoration minimaliste, ici, c’est au bar que ça se passe. Si vous êtes deux, n’hésitez pas à réserver vos places face aux deux cuisiniers qui, en fin de service, nous ont longuement expliqué le pourquoi du comment de leurs impressionnants couteaux.

L’assiette : excellente. La carte évolue entre poissons crus et préparations traditionnelles. Pour ne pas se compliquer la vie, autant prendre l’un des 3 menus (le soir) à 40, 43 ou 50 euros. Parce qu’il faut savoir se faire plaisir, je l’ai joué grand prince avec le menu Gourmet à 50 euros. Et c’est parti pour un défilé de saveurs…

Tout commence par une tempura d’anguille et de foie gras, dont la friture apporte une pointe de croustillant sans casser le goût des produits. Surprenant et particulièrement bon, c’est l’un des points forts du menu.

Yanase tempura

Suit une bisque de homard au miso (pas très photogénique, vous m’excuserez) qui m’ouvre définitivement l’appétit. On enchaîne sur du thon gras grillé au gingembre, légèrement humidifié, qui glisse tout seul en bouche.

Yanase thon grille

A ce stade, il est temps de faire une petite pause. Je vous rassure, les portions sont mini et le rythme assez lent. Il faut prendre le temps de prendre le temps :)

Le trio de sushi se distingue par la très fine couche de riz. Les poissons sont excellents, mais je suis moins surprise car le Toritcho m’a habitué à la qualité des mets.

Yanase sushi

Je passe aux choses sérieuses avec la bouillabaisse à la japonaise, en fait un bouillon où trempent des poissons et fruits de mer. Quand Marseille rencontre le Japon, c’est pour le meilleur !

Yanase bouillabaisse

Retour à la fraîcheur avec un assortiment de sashimi, histoire de redescendre gentiment.

Yanase sashimi

Atterrissage définitif avec le dessert du jour, un gâteau au chocolat léger comme un nuage qui, je l’avoue, ne m’a pas laissé grand souvenir, mais termine la dégustation en douceur.

Yanase dessert

L’addition : sucrée-salée. 50 euros, ce n’est pas rien dans l’absolu, mais pour une occasion particulière, ça vaut vraiment le coup. Vu la qualité, et la quantité du menu, c’est un prix justifié.

Bon à savoir : Fermé le dimanche et le lundi midi.

Yanase
75 rue Vasco de Gama, 75015 Paris (situer sur la carte)
01.42.50.07.20
site web du resto

Bon restaurant japonais à Paris : Toritcho (Montparnasse), Sanki (Boulogne), Tagawa (15e), Benkay (15e, plus chic)

Bon restaurant dans le quartier : So Rice (iranien), La Cave de l’Os à Moelle (buffet à volonté), La Chèvre et le Chou (bistrot)

Posté parAude dans 15e arrondissement, Asiatique, J'adore, Japonais, de 30€ à 60 € et àCommentaires (9)

Chez les Filles, l’issue de secours

Il est des restos pas très beaux, pas très délicieux mais pas très chers qu’il est bon d’avoir sous la main, en cas d’urgence. Chez les Filles en fait partie. Ce restaurant de la butte aux Cailles, où vous êtes donc servi par des filles, est à réserver si…

chez les filles

Vous devez impérativement dîner sur la butte aux Cailles, dans le 13e.

Le restaurant d’en face Chez Gladines est complet, comme d’habitude, et vous n’avez pas envie d’attendre 20 minutes qu’une place se libère.

Le restaurant mitoyen Chez Mamane vous inspire moyennement car vous n’êtes pas d’humeur couscous.

Vous avez moins de 15 euros pour un repas complet. Dans ce cas, le menu du soir à 13 euros entrée + plat + dessert fera l’affaire. La cuisine, surfant entre le Pays basque et l’Espagne, est très correcte pour le prix. Entendre : quand on ne paie pas cher, il faut rabaisser ses exigences.

Vous êtes d’humeur partageuse. C’est donc une assiette de tapas qu’il vous faut, à grignoter à 4 mains. Des sardines au chorizo en passant par la fêta, je ne peux pas dire que j’ai été conquise, mais rassasiée, ça oui.

tapas

Ce soir, vous êtes un groupe de 8, voire plus. Tout le monde pensait que c’est vous qui alliez réserver… ce que vous n’avez pas fait, évidemment. L’avantage de Chez les Filles, c’est qu’il y a (presque) tout le temps de la place. En appelant à 19 heures, vous aurez une table de groupe sans problème. Et mine de rien, quand on est nombreux, on est bien content de trouver un resto accueillant.

chez les filles restaurant

Chez les Filles
25 rue des Cinq Diamants, 75013 Paris (situer sur la carte)
01.45.80.53.20
site web du resto

Restaurant sympa butte aux Cailles : Les Cailloux (italien), Suko Thaï (thaïlandais), Le Temps des Cerises (traditionnel), O’Mexico (mexicain)

Posté parAude dans 13e arrondissement, Bistrot, Traditionnel, de 0€ à 15€ et àCommentaire (1)

Les Cailloux, du classique à l’italienne

Perché au sommet de la butte aux Cailles, il est un restaurant au nom bien français, dont la déco est digne des bons bistrots de quartier. Et pourtant… Les Cailloux sont plus pasta que tartare. Ici, l’assiette se conjugue au mode italien. Classique et buono.

les cailloux

Formule déjeuner express pas (trop) chère

Vos contraintes : une heure montre en main pour déjeuner, un budget relativement limité et l’envie de mêler plaisir et équilibre.

Ce qui vous attend : une formule déjeuner à 13,50 euros entrée + plat ou plat + dessert. Les plats proposés dans le menu, qui changent régulièrement, sont assez simples. Quand j’y suis allée, c’était des pennette tomates basilic et une compote de pommes. Rien de révolutionnaire, mais une cuisson al dente alliée à de bons produits valent mieux qu’une recette improbable préparée au micro-ondes.

Option dîner

Vos contraintes : sortir des sentiers re-rebattu des bistrots parisiens qui jalonnent la butte, un cadre un minimum soigné et une assiette travaillée.

Ce qui vous attend : D’excellentes pastas à 13-18 euros comme les pennette à la trévise et au gorgonzola. En regardant la photo me reviennent à l’esprit la cuisson al dente parfaite et le délicieux parfum du gorgonzola. Bonne pioche.

les cailloux pasta

Si vous n’avez pas envie de pâtéines, il y a l’option protéines avec les rouleaux de veau aux crevettes ou le filet de boeuf, sans oublier les indispensables calamars grillés.

Voilà qui nous emmène à la case “desserts”, très classiques eux aussi, mais bien faits. Plus léger que le tiramisu, le panna cotta au coulis de fruits rouges convaincra les plus réticents que, oui, ce fromage frais cette crème gélatineuse a du goût, et plutôt deux fois qu’une. Résultat des courses : 25-40 euros.

les cailloux panna cotta

A toute heure de la journée

Côté positif : Une déco sobre, simple et élégante dans les tons marrons ; un service sympathique et une équipe qui connait bien les produits.

Côté négatif : Un brouhaha fatigant et une ambiance collée-serrée qui interdit toute conversation secrète.

les cailloux resto

Les Cailloux
58 rue des Cinq Diamants, 75013 Paris (situer sur la carte)
01.45.80.15.08
Site Web du resto

Bon bistrot italien à Paris : Lei (traditionnel, Invalides), La Fabbrica (Ternes), Fulvio (Le Marais), Little Italy (Montorgueil)

Restaurant sympa sur la butte aux Cailles : Suko Thaï (thaïlandais), Le Temps des Cerises (traditionnel), O’Mexico (mexicain)

Posté parAude dans 13e arrondissement, Italien, de 0€ à 15€, de 15€ à 30 € et àCommentaires (3)

La Mosaïque, l’échoppe à hot dog pas cher

Depuis que ce blog existe, des adresses ont fermé, changé de propriétaires… C’est la valse des restaurants. Mais la petite échoppe à hot dog du Marais tient bon. La Mosaïque, plus connue sous le nom de Pat’s hot dog, n’a pas changé d’un kopek, à 0,5 euros près.

Le toutou en fer, qui sert de présentoir à hot dog, est toujours au garde à vous, casquette ridicule mais ô combien indispensable vissée sur la tête. Grosse déception en revanche du côté de son accoutrement : sa culotte rose bonbon n’est plus. Qu’est-elle devenue ??

Les hot dogs, eux, sont fidèles à leur réputation. En cas de petit creux en pleine séance shopping ou d’une envie de déjeuner rapide, on ne demande pas mieux. Mais, inflation oblige, les prix ont augmenté : 3 euros contre 2,50 euros relevés en 2007. On lui pardonne, à condition que le toutou retrouve sa culotte.

La Mosaïque (Pat’s hot dog pour les intimes)
A l’angle de la rue Vieille du Temple et de la rue du Roi de Sicile, 75004 Paris (situer sur la carte)

Un snack dans le Marais : les excellentes boulangeries Legay Choc ou Murciano
Un goûter dans le Marais : Le Loir dans la Théière (tartes et gâteaux maisons)

Un hot dog à Paris : Breakfast in America (Jussieu et Le Marais), Le PDG (Champs Elysées et Saint Germain des Prés)

Posté parAude dans 4e arrondissement, Burger, de 0€ à 15€ et àpas de Commentaires

Les Deux Magots, le magot à l’addition?

S’il fallait résumer les Deux Magots en deux mots, je dirais : scandaleusement cher. Et je pèse mes mots. Je n’y vois aucun intérêt, si ce n’est se pavaner en dîner mondain pour dire «j’y étais».

deux magots: chocolat et addition (ph. Aude Baron)

Payer un chocolat chaud 7 euros, pourquoi pas. Mais à certaines conditions. Un service aux petits oignons, une vue exceptionnelle ou un cadre de choc peuvent justifier une telle addition. Aux Deux Magots, j’ai beau chercher, je ne trouve aucune compensation.

Le serveur nous a littéralement balancé les cartes, comme si nous étions de vulgaires poulets en batteries. Son sourire a fait une brève irruption… pour l’addition.

Quant au cadre, excusez-moi mais je ne lui trouve pas grand chose. Un café parisien tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Certes, il y a la vue sur l’église Saint Germain-des-Prés, mais vous avez en bonus le tohu bohu du boulevard Saint Germain – ou de vos voisins, touristes pour la plupart, à la recherche d’émotion en ce lieu qui fut jadis un incontournable de la culture parisienne.

deux magots (photo Aude Baron)

J’en ai profité pour faire un saut de puce au Café Flore, dans le même genre. Soit je ne suis pas du tout dans la cible, soit ces «institutions» appartiennent définitivement au passé.

Les Deux Magots
6 place Saint Germain des Prés, 75006 Paris (situer sur la carte)
01.45.48.55.25
site web

Restaurant dans le quartier : La Taverne Saint-Germain (bistrot), Brasserie Lipp, le PDG (burger)

Posté parAude dans 6e arrondissement, Bistrot, J'aime pas, Traditionnel et àCommentaires (3)

Un restaurant pour la Saint Valentin, édition 2010

Saint Valentin, J-12. Don Juan ne se ménage pas les méninges pour trouver un restaurant romantique. Mon Top 2009 est toujours d’actu, mais vous n’allez quand même pas ressortir le même plan à votre Belle ? Voilà quelques idées pour fêter l’amour comme il se doit.

Saint Valentin (montage Mr Q)

Sortez le grand jeu avec le très élégant et totalement délicieux restaurant japonais Benkay. Entre la vue sur Paris et le cuisinier qui vous est dévoué, Belle ne pourra que craquer. Votre porte-monnaie aussi. Si votre Belle est une Spice Girl, profitez de l’ambiance tamisée du restaurant indien RATN. Si l’humeur est baroque, faites un tour au Bel Canto, où les serveurs chantent des airs d’opéra entre deux plats.

Misez sur la vue avec le Café Panis, au pied de Notre-Dame. Un restaurant idéal si vous n’allez pas souvent à la capitale et que vous voulez marquer le coup avec un budget taille S.

Étonnez-là aux Aprioris, un bar à fromages où vous passerez une soirée parfumée, dans tous les sens du terme. Si vous êtes carnivore, optez pour une ancienne boucherie. Dis comme ça, c’est pas sexy, mais une fois que votre Belle aura goûté les viandes argentines d’Unico, vous m’en direz des nouvelles. A moins que vous ne préfériez découvrir toutes les saveurs du Rwanda au Jambo.

Charmez-là dans le romantique restaurant italien la Madonnina. L’assiette n’est pas mirobolante mais le 14 février, c’est surtout le cadre qui compte. Si vous gagnez plus que le Smic, tentez votre chance à Lei, raffiné et élégant. Pour une ambiance diner aux chandelles, direction l’Auberge Nicolas Flamel.

Assurez vos arrières avec la Bastide Odéon, un restaurant gastronomique aux saveurs méditerranéennes dont les prix restent abordables. Vous pourrez  finir la soirée autour d’un cocktail endiablé au Crocodile Vert, le bar voisin… ou sous la couette.

D’autres idées sur mon top 10 Saint Valentin 2008 et mon Top Saint Valentin 2009.

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Merci à Mr Q pour cette superbe illustration qui entre dans la légende.

Posté parAude dans Mes top 10 et àCommentaires (2)

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